Garou on TELEVISION
(ou : LES DEUX BIDES)
PREMIÈRE ÉPOQUE, TV4 (de profundis, requiescat in pace)
Ça fait un bail.
C’était l’époque de ma splendeur médiatique locale relative. Dans une île de moins d’1 million d’habitants, une notoriété se construit aisément … Et la règle y est la même qu’ailleurs : mettez même n’importe quelle courge ignare devant un micro ou une caméra, il aura des admirateurs-trices. Du simple fait qu’il ou elle cause dans le poste. Même si ce n’est que 0,1%, mais ça suffira à la courge en question pour se sentir adulée et digne d’un oscar de l’audio-visuel.
Alors au moindre petit talent de société, hop, vous voilà célébrité au moins locale.
Or donc, en ce début de l’an de grâce 1993, je rends visite à Serge Lacour, rencontré à une terrasse de café. On avait blagué et copiné, on avait quelques relations communes, et après la création de sa TV, l’année précédente, j’y avais été interviouvé.
Ses “studios” sont installés dans une case dans les hauts de Saint-Denis, à la “Bretagne”. Ils regroupent une petite radio émettant dans le nord de l’île, Sentimentale FM, et TV4 émettant sur Saint-Denis. TV privée, surtout de moyens, comme on dit.
L’effectif total de cet empire audio-visuel devait se monter à 2 ou 3 personnes. Mais, disons le, c’était bourré de motivation, de bonne volonté, et
le Lacour n’était pas sans talents. Parmi lesquels ceux de débiner ses copains en cas de besoin et de pomper des idées sans vergogne. Fier du timbre de sa belle voix de basse qui faisait bouillir la marmite en la prêtant à des pubs, à l’abri de la misère totale grâce aux activités professionnelles de sa remarquable, méritante et néanmoins très charmante épouse, son humour était bien réel même s’il était autant (ou davantage ?) fait d’adaptations que de créations personnelles authentiques. Il avait de l’oreille, c’est sûr.
Un humour controversé, parfois gras comme un colombin, qui en scandalisait même certains, mais dont les amateurs de second degré, dont moi, se régalaient de temps en temps. Avant la création de TV4, il devait surtout sa notoriété locale à son émission “Presse-purée” sur sa radio, revue de presse satirique ma foi très bien enlevée sur le mode grosse blague, et à la collaboration d’une nana haut de gamme, l’excellente et néanmoins très appétissante Véronique Palomar (il doit donc beaucoup aux femmes, ce doit être son côté nounours loser…)
TV4 ramait pour se faire une place au soleil et n’attirait comme sponsor que la boulangerie du coin. Moi, j’avais Yoplait, par exemple … Gageons que c’est davantage ce qui m’a valu que Serge Lacour me propose une émission qu’un sentiment de sympathie de sa part.
Je n’étais pas très chaud, ne faisant pas partie des gens prêts à tout pour “faire de la télé”. Mais c’était une nouveau défi, et Lacour savait bien piquer mon petit ego avec des petites phrases ironiques qui disaient “pas cap’ ! pas cap’ !..”, je dis donc OK.
Le concept, rien de très original : un thème par émission, un débat entre 2 personnes d’avis opposé, en présence le cas échéant de 2 journalistes, précédé comme introduction d’un sujet filmé de deux ou trois minutes.
Je trouve un titre, “Soyons Clairs”, ce qui donne l’occasion à un Serge Lacour hilare de faire un bon mot (il en a) :”Soyons clairs ? C’est osé, dans un pays où les gens sont plutôt … bronzés !”
Exaltant mais … Redoutable challenge pour tout le monde, eux et moi, (lire l’article ci-contre), car c’est ma première “tv” et c’est du direct, du “live” sans filet … En radio je n’aime que ça mais en télé … j’appréhende tout de même, d’autant plus que c’est également le premier “direct” de TV4, sans aucune expérience ni les moyens vraiment nécessaires à une telle émission. Deux caméras seulement, dont une fixe, 1 cadreur, 1 technicien en régie … Lacour au standard …
Un son soit inexistant soit crachouillant soit très faible ou les deux à la fois, variations de volumes d’un même micro ou d’un micro à l’autre, de petits micros-cravate à deux balles que j’avais dû acheter de mes propres deniers chez le marchand de hi-fi du coin …
Mais, on ne se dégonfle pas, on y va.
Je dois remercier la presse, qui fut très, très bienveillante … et patiente. L’article ci-contre vous donnera une idée assez exacte des conditions matérielles et psychologiques dans lesquelles j’ai présenté cette émission en direct … car ce que je voyais sur le petit écran de contrôle était décourageant … et de mémoire, il y en a eu 20 ou 25, des émissions …
Avec le recul, à part mes “Euh…” en parlant, je crois que j’ai eu au moins un grand tort : celui de ne plus être le Garou de la radio, c’est à dire moi-même, mais de vouloir sacrifier aux comportements qui sont supposés être de rigueur avec la présentation d’une émission portant sur un sujet sérieux.
Et imaginez un peu … une toute petite télé, donc les invités ne se gênent pas pour se décommander la veille. Vous voyez le tableau, pour rameuter les invités prévus pour une émission suivante ? Ou improviser une émission de dépannage ? Les invités qui arrivent en retard, patati, patata … Non, je vous jure, fallait oser.
Et tout ça pour des clopinettes, pour le fun, car en tant que présentateur, TV4 me versait une rémunération symbolique, qui couvrait à peine le surcroît de clopes occasionné par le stress. Pour faire bonne mesure, j’étais donc co-producteur de l’émission.
Conscients du désastre, et pour ma part dès le début, nous avons arrêté l’émission.
Lacour, qui n’avait pas suffisamment d’emissions locales à diffuser pour répondre aux exigences du “CSA” de l’époque l’ayant autorisé à émettre, se consolant avec l’idée réconfortante que ma réputation en avait pris un coup.
C’est là que le bât a blessé. Devant impérativement, pour respecter le cahier des charges autorisant TV4 à émettre, diffuser des productions locales, et n’ayant pas les moyens d’en faire, il se mit à rediffuser ces émissions pourries. Histoire d’occuper la grille. Et bien sûr sans mon accord. Je vous passe les détails, il m’a fallu aller récupérer les cassettes pour ne plus voir diffuser ça, même si personne ne regardait. Le Serge Lacour m’envoya alors un fax à Réunion FM dont la teneur solennelle et comminatoire, me menaçant de me traîner en justice pour vol si je ne rendais pas tout de suite les cassettes etc etc avait fait rigoler tout le monde y compris moi.
Je rapportai bien entendu les cassettes contre promesse que ces émissions ne seraient plus diffusées sans mon accord. Réaction de Serge Lacour, en substance : “De toute façon c’est de la merde” … Ce dont il aurait pu s’apercevoir avant de les rediffuser :o)
Mon émission radio du soir “Chacun fait c’qui lui plaît” se poursuivait, son succès (seule émission de la Réunion dépassant RFO dans un créneau horaire, à cette époque) finit par donner des idées à “Radio Freedom” qui lance son “Chaleurs Tropicales”, émission du soir d’annonces de rencontres …
Comme je ne suis pas bégueule, et connaissant notamment Brice, qui pilote l’émission, je leur rends visite dans leurs studios pour les féliciter. J’y reçois d’ailleurs un accueil très amical et suis invité à participer à une de leurs émission, au cours de laquelle Brice, sur l’antenne de Free Dom, me qualifie sans mollir de “Garou, notre grand maître à tous” !
DEUXIÈME ÉPOQUE, ANTENNE-RÉUNION
Quelques années ont passé, occupées à redorer le blason et retaper l’entreprise bordélique d’un apprenti-pdg délégué qui était devenu la risée de sa communauté d’origine. Mais je n’avais pas perdu les contacts amicaux ou cordiaux que j’avais dans le milieu de la com’, de la pub, de l’audio-visuel.
Et en Août 2000, de passage à Antenne-Réunion pour saluer un copain, je bavarde avecThierry Michaut, le jeune et sympathique directeur de la station, qui me lance sur le ton de la fausse plaisanterie : “Alors Garou, quand est-ce que tu me fais une émission ?”
Il faut dire qu’Antenne-Réunion, elle aussi, se doit de diffuser des productions locales … Et faute de gros moyens il lui faut évidemment les faire sponsoriser.
Je lui réponds que c’est quand il veut, puisque je mitonne depuis un moment déjà l’idée d’un
“talk-show” (ce qui n’est, une fois de plus, pas vraiment un concept très original mais il n’y en a pas dans le paysage audio-visuel de l’île), talk show que je prévoyais de baptiser … “On se Garou ce soir ?”. (voir ci-contre)
Il me confie qu’il a trouvé un sponsor pour une émission de ce genre, une boîte de nuit de St Gilles, le “César Palace”, lieu où l’émission devra se dérouler.
Le calembour anglo-créole titre de l’émission me vient immédiatement à l’esprit (si j’ose dire), ce sera le “César T-Show”, titre qui sera retenu. Je connais vaguement le patron de cette boîte, Adelin, qui a la particulatité de dire toutes les dix minutes qu’il a été le batteur de Claude François pour justifier toutes les compétences qu’il s’attribue.
Thierry Michaut me dit également qu’il souhaite une émission avec un co-animateur et me présente Rod-D, un jeune musicien créole complètement “déjanté” avec le qui le courant passe tout de suite, et hop, on se met au boulot pour déterminer ou peaufiner la nature et le choix des rubriques, leur nom, leur contenu, les invités prévus …
On s’y met, malgré la déception pour moi de ne pas pouvoir faire une émission en “direct”, bien plus chère (camion régie etc etc) et bien plus risquée certes, mais bien plus excitante et surtout, surtout, gage d’authenticité.
Puis les mauvaises surprises pointent …
En premier lieu, du fait que les hebdomadaires et les quotidiens m’interviouvent et mettent du “Garou” partout, Garou revient, patati papata, la nouvelle émission “de Garou” … ce qui me semblait être d’ailleurs une excellente promo pour la future émission. Ça a déplu.
Que fallait-il que la presse dise ? “Antenne-Réunion et le célèbre Adelin, Patron du César Palace, ancien batteur de Claude François, exhument un has-been de la radio pour faire leur émission ” ? Bref Thierry Michaut me fait un caca nerveux m’accusant de tirer la couverture à moi, alors que “c’est l’émission de toute une équipe “… Ben oui, la belle affaire … J’en parlais de l’équipe. Un film aussi c’est le boulot de toute une équipe, et alors ? Si on a la chance que la promo se fasse d’elle-même sur un nom qui marche, pourquoi se plaindre ? Eh ben non, ça n’a pas plu à ces messieurs-dames.
Je commence aussi un peu à m’inquiéter lorsqu’on m’informe que le réalisateur choisi est ce jeune homme non dénué de talent pour tourner des “sujets” notamment sportifs, mais visiblement pas encore taillé pour assurer une émission du calibre souhaité, demandant une organisation importante. Coup de chapeau en passant à Framboise Bernini, à la limite du surmenage, et tout particulièrement à Lola Pasquier, cette dernière ayant bénévolement affecté tout son temps à l’organisation de l’émission. Merci ma fifille.
Manifestement, il va falloir se débrouiller avec très peu de moyens … On ne peut pas faire ceci parce qu’on n’a pas cela, patati, patata, on ne peut pas ci ou ça parce qu’il faudrait une caméra supplémentaire (moi : “Ben et alors ? Une caméra ça coûte dans les 20 000 F ? J’en achète une !”; Thierry Michaut : “Garou, c’est pas ton problème !”)
Non seulement il va falloir se débrouiller avec peu de moyens tout en essayant de “faire du Naguy” comme disait le réalisateur, mais il faut intégrer comme contraintes les idées averties du “producteur” (et ancien batteur de Claude François), qui impose une ribambelle de tantines classe Z et QI négatif, qui ne se révèleront même pas capables de faire une claque honorable, regardant le plateau d’un oeil niais pour ne pas dire bovin en tant que “public” et se produisant dans une chorégraphie du niveau colo de vacances. sous l’oeil humide d’admiration de leur bienfaiteur ému (et ancien batteur de Claude François).
Et puis j’entends de tout … faut faire comme Naguy, donc … comme Ardisson … comme Dechavanne … Ok les gars, donnez-moi le dixième de leurs moyens, on verra … Mais même avec beaucoup de sous, moi c’est du Garou que j’aimerais faire …
Bref, j’avais un concept, eh ben … par terre le concept ! Enterré même. On me demande de faire de l’animation à façon, quoi. On veut faire du grandiose, mais avec des pots de yaourts et des bouts de ficelle qu’il va falloir faire passer pour des ciboires en or et des tresses de diamants.
Bon … Rod-D et moi, on relève quand même le défi. On se dit qu’on bosse pour des pros de la télé, pas comme nous, quoi.
Tournage de l’émission “pilote”, Thierry Michaut joue le rôle de l’invité principal, j’embringue un peu tout le monde, des copines et des copains …
On s’aperçoit vite que c’est le bordel total, son, lumière, et tout, un “chauffeur de salle” (fils du patron ou truc dans le genre venu spécialement de métropole), plutôt sympa, gesticulant mais impuissant à remuer les potiches à papa …
On se dit, avec un brin d’inquiétude tout de même, que tout cela ira mieux pour la première vraie émission. De toute façon Antenne-Réunion ne peut pas envisager d’abandonner, Adelin leur a versé le pognon pour diffuser tant d’émissions. Alors émissions de merde ou pas, on les diffusera, pas question de le rembourser, l’ancien batteur de Claude François.
Je parviens à trouver un kamikaze pour être l’invité de la première : Frédéric Foucque. J’espère qu’il me pardonnera un jour. Car, la majorité de ce que j’avais prévu a été chamboulé, et je n’en ai été averti qu’au dernier moment, durant l’émission.
Par exemple, l’épreuve-surprise de l’invité. J’avais prévu une rubrique concernant le “body painting” pour cette première, et l’artiste devait peindre le buste d’une jeune beauté au cours de l’émission.
J’entendais que F. Foucque apporte les dernières touches de pinceau à la pointe d’un sein du modèle … Ce qui me semblait amusant sans être ridiculisant.
Au début de l’émission, m’inquiétant de ne pas avoir à introduire le sujet “body painting”, on me dit tout simplement qu’il n’y aura pas de body painting, qu’on a prévu autre chose ! Ah bon ? Sympa de le savoir seulement au début de l’émission ! Et … c’est quoi, l’épreuve de l’invité, alors ?
On va lui tartiner le visage avec de la boue …Lui faire un masque d’argile, quoi.
Je ne dis pas que l’idée en soi était mauvaise. Mais elle ne me paraissait pas du tout adaptée à mon invité, j’avoue avoir éprouvé un sentiment de honte en me disant qu’il allait peut-être penser que je voulais le ridiculiser. Et si j’aime bien asticoter mes invités le cas échéant, je ne les invitais pas pour tenter de les ridiculiser ou faire un spectacle facile et bon marché sur leur dos.
L’émission s’enregistre donc, tant mal que mal, en présence, tiens tiens, de Serge Lacour (voir plus haut, si j’ose dire) avec lequel les relations sont redevenues plutôt cordiales et qui commet maintenant son émission “Presse-Purée”, quelques minutes quotidiennes, sur Antenne-Réunion. Toujours dans le même style invariablement subtil et sophistiqué, mais cette fois en utilisant les ressources informatiques pour faire faire des bidouillages avec des photos.
Rod-D et moi assistons, atterrés, à la projection du montage fait avec les prises de l’émission. Dire que c’est une catastrophe est un euphémisme. Rod-D et moi en restons bouche bée. Je demande : “Mais, tel et tel passages, qui n’étaient pas mauvais, pourquoi ils n’ont pas été retenus au montage ?” Réponses :”La lumière n’était pas bonne … Le son n’était pas bon …”
Autrement dit un montage du pire, pour cause de carences techniques.
Rod-D et moi allons refuser la diffusion d’un tel rebut télévisuel.
A part l’invité, tout est mauvais, y compris nous, évidemment, mal dans notre peau dans des emplois peu conformes à ce que nous souhaitions.
Mais lors de la réunion qui suit cette “projection” (déjection serait plus approprié), on nous explique que nous sommes trop exigeants, que , certes, c’est pas terrible, mais que c’est une première, avec ses défauts, etc etc, nous ne sommes pas des pros de la télé, eux savent que ça va assez bien passer, patati patata.
De mauvaise grâce, mais en face de professionnels aussi avertis et aussi expérimentés, nous avons la faiblesse de ne pas refuser la diffusion.
Et le samedi suivant, Rod-D et moi, chacun chez soi, scotchés devant notre télé, assistons terrifiés au désastre. Je ne sais plus qui a appelé l’autre mais Rod-D a résumé notre sentiment commun : “T’as vu ? Je ne vais plus oser sortir … On n’aurait jamais dû accepter que ce machin soit diffusé …”
On recevait tous deux de nos amis des appels de la même teneur “Mais tu es fou, qu’est ce que tu es allé faire dans cette galère ?”
Le “Champs Elysées” de l’ex-batteur de Claude François c’était le Styx.
Mais T.Michaut Antenne-Réunion avait eu trop besoin de sous pour refuser quoi que ce soit au sponsor “producteur”.
Bien entendu il était hors de question que nous poursuivions à ramer dans ladite galère .. Passer pour des cons une fois, ça va, mais tous les Samedis … Non.
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(voir ci-contre)
D’ailleurs cela devait répondre au souhait de ces messieurs-dames, qui se sont dit que l’émission était mauvaise parce que les animateurs étaient mauvais et qu’ils suffisait d’en changer. Adelin avait craché les sous à Antenne-Réunion, plutôt diffuser n’importe quelle merde que de lui rendre, non mais !
Dès le lundi suivant la diffusion de cette honte, devinez qui m’éreinte avec
jouissance (voir ci-contre) dans son “Presse-purée” ? Serge Lacour, pardi ! Intrigant en gros faux-jeton qu’il est (c’est pas une injure, c’est le contraire d’un scoop) pour reprendre le “César T-Show” sans doute convaincu que son talent fera la différence ?
Reconnaissons que les calembours sont bien trouvés, ce qui me gênait c’était les dessous de cette attaque préméditée, le hyéneux confrère m’ayant demandé quelques semaines auparavant de lui communiquer quelques photos personnelles.
Mais qui est celui qui a vraiment et finalement été un télé-thon ?
Premier “invité” (tiens tiens) de l’émission qui a suivi et lorgnant la place du nouvel
animateur, Jerry (voir ci-contre), le Serge Lacour a fini par atteindre son objectif de charognard en présentant les “César t-Show” suivants. Hélas pour lui …
Même en étant revenu à l’idée plus raisonnable d’invités autour d’une table (tiens, comme dans mon projet ?) plutôt qu’un ersatz minable des riches émissions des grandes télés, l’émission s’est esclaffie comme une bouse, avec Serge Lacour dans le double rôle de l’orifice et de la matière.
Elle restera avec lui dans les anales (non, ce n’est pas une faute d’orthographe).
Petite anecdote qui m’a fait bien plaisir quand même, lorsque j’ai contacté mes futurs invités prévus pour leur dire que je n’irai pas au-delà de la “première”.
Ayant Margie Sudre au téléphone, elle me dit “Ah ? Ce n’est plus vous qui la faites ? Oh, alors je n’irai pas.”
Bon, je vous accorde qu’elle a peut-être intelligemment (rien d’étonnant) sauté sur l’occasion, ayant eu des échos de la qualité de la première émission, y compris l’invité tartiné de boue etc etc. Mais ces quelques mots m’ont rempli d’aise, je l’avoue.
Ce ne sont pas les anecdotes qui manquent concernant ces deux périodes aussi …
Je me ferai peut-être le plaisir de les relater un de ces quatre.
Au cas où ça intéresserait quelqu’un d’autre que moi, bien sûr (il faut envisager toutes les hypothèses, même les plus improbables)

ไม่ต้องคิดมาก ใจเย็นๆ ;o)